|
Encépagements
L'encépagement
de Provence est une mosaïque de pas moins de 14 variétés
de raisin dont le vigneron décline les différents profils.
La palette des saveurs se conjugue à la multiplicité des
terroirs, le vigneron,
s'il s'en donne la peine, peut présenter
le vin qui reflétera sa personnalité. A Château-Bas
l'encépagement est composé aujourd'hui des trois cépages
principaux de l'arrière pays .
Pour les raisins rouges ;
Le
grenache
Tout à été dit sur lui, de sa provenance
espagnole, de son adaptation au climat méditerranéen.
Nous l'utilisons en rosé sur les terres profondes qui entourent
château-bas .Il apporte gras, fruité et
élégance s'il a été récolté
précocement et bien travaillé en cave. Fruit d'une
vendange rapide, de manipulations douces à son arrivée au
chai, d'une extraction rapide, d'un débourbage attentif, sa
couleur côtoie les notes saumonées, et sa puissance reste
un support indispensable pour des rosés de repas. Tout
s'assemble avec lui, le cinsault, la syrah , le cabernet même.
En rouge, sur Badasset, l'expérience montre que le grenache peut
atteindre des maturités alcooliques et phénoliques
élevées. Les terres bien drainées lui conviennent,
le mistral souvent présent garanti un bon état sanitaire,
l'enherbement permanent tempère sa croissance
végétative et modère la taille des grains. La
récolte peut être tardive ( mi -octobre) date à
laquelle une légère surmaturité est atteinte.
Comme en rosé, il s'assemble avec tous les autres
cépages. Vinifié avec syrah ou cabernets il enrobe
l'assemblage final et gomme l'austérité qui semblait
indissociable de ces deux compagnons.
Le
Cabernet sauvignon
Deuxième cépage présent sur Château-Bas en
surface. Tout " rapporté " qu'il est, ce cépage devient
provençal dès que son rendement est maîtrisé
et que sa maturité est atteinte, ce qui le fait ramasser chez
nous vers la mi-octobre. Alors fini le poivron vert et les notes
herbacées, ses petits grains serrés évoquent la
terre et le fruit rouge. On le dit sensible à la
sécheresse, ce qui n'est pas vérifié à
Château-Bas où il végète fort bien sur des
sols enherbés et secs, mais il s'accommode également de
sols profonds et frais. Son utilisation reste principalement
limitée au vin rouge. Quelques saignées seront
réalisées pour appuyerPierres
du Suden
rosé, mais cette utilisation est marginale. On le trouvera dans
laCuvée du Templeen rouge
etPierres du Suden fermentation
avec Syrah et Grenache. L'élevage en barriques lui convient bien,
car assouplissant une structure très présente.
La
Syrah
Si le Cabernet sauvignon semble associé à la région
girondine, la syrah elle, est fille de la Vallée du Rhône.
Mais ne sommes nous pas le sud de la vallée du Rhône ?
La Syrah figure dans presque toutes les gammes. Faut dire qu'elle est
présente partout : autour de la cave, formant la plaine de Château-Bas
et sur le piémont des collines de Badasset où elle participe
à l'élaboration desPierres du
Sudrouge en compagnie des grenache et cabernet jusque dans
le talweg de Badasset pour figurer en bonne place dans laCuvée
du Templerosé et lePierres
du Sudde la même couleur.
Plus modeste, le cinsault est présent à Château-Bas
et Badasset. Son rôle est prépondérant dans les
rosés. Ce cépage à gros grains est bien
adapté au climat méridional, ce qui ne l'empêche
pas de souffrir quelquefois de sécheresse sur Badasset, comme
quoi nul n'est prophète... Vous le reconnaîtrez
aisément dans les rosés qu'il imprègne d'un fruit
capiteux et soutenu.
En 2007 deux cépages feront leur apparition, la counoise et le mourvèdre
Dans
les blancs nous présenterons de prime le cabernet sauvignon...blanc,cousin
de l'autre.
Il en possède les mêmes propriétés végétatives,
peut être plus adapté encore aux terres fraîches.
A Château-Bas c'est le précoce de l'étape. Premier
débourré, premier récolté. A la vigne il
ne paie pas de mine, à la cave cela dépend, tout au moins
dans les premiers mois. Il peut selon les millésimes grandir,
modeste et réservé ou exploser de fruit mûr et fleur
de troène dans sa prime jeunesse. Mais, quoi qu'il arrive c'est
dans la durée que ce seigneur sait se faire reconnaître.
Jamais il ne nous déçoit, quand bien même sa jeunesse
se serait faite discrète.
Puis arrive le Rolle ou vermentino
Dans les années 1980 directement de Corse et d'Italie, ce désormais
autochtone a envahi le vignoble Provençal. Château-Bas
n'est pas en reste puisque son vignoble s'agrémente de trois
hectares de ce raisin généreux. Par la végétation,
c'est la plus exubérante qu'il nous soit donné de contempler
ici, dense et d'un vert profond. Par sa récolte ensuite, aux
grains aussi gros que ceux des cinsault, blonds et dorés ils
évoquent au moment des vendanges l'abondance et la générosité.
On peut imaginer ces grappes, s'évadant de larges coupes argentées,
modèles préférés pour des peintres italiens
ou grecs, symboles de fécondité. En cave, ce cépage
restitue instantanément sa richesse, d'une palette aromatique
étendue, évoquant la poire et la salade de fruit, il s'exprime
dans les vins jeunes, mais évolue dignement vers trois ou quatre
ans, vers l'abricot sec, l'amande douce. La barrique ne lui fait pas
peur, il en sort transfiguré mais toujours aussi généreux,
plus vers la châtaigne, les fruits secs, mais toujours aussi gras
et beurré.
Le
grenache blanc
un grenache
encore, donc bien adapté au climat méditerranéen.
Il est planté à Badasset dans une terre légère
et sableuse. Il apporte gras, puissance et un fruit délicat aux
assemblages de blanc enPierres du SudetCuvée
du Temple
L'ugni-blanc,
fait figure d'ancêtre dans cette galerie de portrait. Certes il
était là avant l'arrivée des cépages dit
modernes, et il représente encore aux yeux d'anciens vignerons
une partie de l'identité provençale. Mais les derniers
venus ne l'ont pas détrôné, sa fraîcheur lui
vaut d'apparaître encore en bonne place dans les assemblages et
même, les bonnes années, dans les plus grands. L'ugni-blanc
est très présent dansl'Alvernègue, a qui il restitue le fruit et la fraîcheur qui accompagneront
les poissons et les coquillages.
|